Jeju est une ile assez petite mais suffisamment grande pour contenir deux villes, que sont Jeju-city et Seogwipo. On la surnomme la « Hawaii asiatique » et à l’instar de son homologue, c’est une ile volcanique hautement touristique.
Depuis seulement une heure que nous sommes partis de Séoul, nous apercevons le mont Halla depuis le hublot de notre avion. Cet ancien volcan, trônant de ses presque 2000 mètres au centre de l’île, paraît flotter parmi les nuages.

Une fois à terre, nous accomplissons une de nos plus importantes priorités, qui est de nous gaver de spécialités locales, avant de mettre un pied à l’extérieur de l’aéroport afin de trouver notre chemin vers ce qui sera notre logement jusqu’à la fin du séjour. Mais ce n’est pas sans compter une logique toute coréenne qui nous échappe. C’est du moins ce que j’en conclus en voyant que, malgré l’essor touristique international, aucun effort n’est fait pour faciliter l’accès et la compréhension des transports en commun. Tout est écris en coréen, rien en anglais, japonais ou même chinois.
Nous tenterons vainement d’interpréter les énigmatiques idéogrammes figurant sur tous les panneaux, comme le ferait des archéologues avec des hiéroglyphes et mes notes en guise de Pierre de Rosette, dans un film de momie un peu bidon.
Aidés par un aimable autochtone, nous finissons par prendre un bus qui nous mènera à l’opposé de notre destination, avant de s’immobiliser devant le Jeju Museum of Art.
Le chauffeur descend, le bus se vide, une quinzaine de minutes passent et nous restons là, totalement confus. Il finira bien par redémarrer pour nous laisser près de notre point de chute. Néanmoins, c’est ce qu’on espère.
Ah tiens, un couple monte. Ils me demandent si ce bus s’arrête à l’hôtel de ville, je leur répond que je n’en ai aucune idée et ils éclatent de rire, surpris par mon misérable dépit. Je me sens nul avec mes bagages et ma position inconfortable mais je les accompagne d’un rire nerveux, le visage éteint.
Le moteur repart et on se tape le trajet retour jusqu’à la case départ, l’aéroport.

Le deuxième bus sera le bon et nous arriverons enfin à notre appartement vingt minutes plus tard. Et quelle bonne surprise de découvrir que notre hôte, Youngjun,  a disposé tout un tas de petits snacks coréens sur la table de la cuisine. Il y a même du dutch coffee qui nous attend dans le frigo. Ça valait bien la peine de galérer comme des cons pendant deux heures, nous voilà récompensés.
Après avoir éclaté la moitié des denrées, nous faisons un tour de reconnaissance du quartier et on recense les convenience stores du coin. C’est clair que par rapport à la capitale, Jeju c’est quand même moins le turfu. C’est aussi beaucoup moins pollué. Ce n’est pas l’idée typique que l’on a des stations balnéaires, avec ici, un côté beaucoup plus rural.

Nous rentrons, les bras chargés de quoi se sustenter et on découvre un sac plastique accroché à la porte avec à l’intérieur, des bols de ramyun instantanés. Je viens de recevoir un message, c’est Youngjun que l’on vient de manquer et qui était venu nous apporter ce présent de bienvenu. Il a bien compris comment nous accueillir. Je sens qu’on va se plaire ici !

À la base, j’ai trois passions qui se complètent assez bien : la pizza, la weed et Netflix.
Le problème avec des hobbies comme ça, c’est que t’as vite fait d’être à court d’anecdotes quand on te demande ce que t’as foutu de ton week end.

Alors, j’ai créé un site qui laisse croire que je fais quelque chose de ma vie, ce qui me permet d’avoir l’air plus productif qu’en réalité tout en ayant la possibilité de continuer mes occupations favorites dans la tranquillité la plus totale.