Depuis le début de notre voyage, nous sommes émerveillés par beaucoup d’aspects de la société sud-coréene. Plus précisément à SéoulComment se fait-il qu’il y ait aussi peu de criminalité dans une ville de plus de dix millions d’habitants ? Comment est-ce possible de garder les rues si propres, quand il est si rare d’y trouver des poubelles ? Et d’un autre côté, le prix de son expansion industrielle se perçoit à l’oeil nu. Il suffit de lever les yeux, lors d’une journée sans vent pour remarquer qu’une couche grisâtre flotte au dessus de la ville. La Corée est un paradoxe. On se croirait parti en vacance dans une autre dimension. Ou plutôt, un peu plus loin dans le temps. D’ailleurs, à force de s’enthousiasmer devant les portes d’entrées parlantes à fermeture automatique, les réseaux de transport ultra modernes et le WiFi gratuit, présent à peu près partout, un gimmick à peine ironique s’est imposé à nous et désormais, il ne se passe plus une seule journée sans que nous nous exclamions « c’est le turfuuu ! ».

D’ailleurs, l’endroit où se trouve le Palais Deoksugung est à l’image de ce que je viens de décrire. Au sein même de la capitale, il mêle au moins quatre types d’architectures. D’abord le palais lui-même, traditionnelle bâtisse de l’époque Joseon. Présent également entre ses murs d’enceinte, le Seokjojeon, une imposante structure de style néo-classique achevée en 1910 ainsi que sa fontaine. Puis faisant face, de l’autre côté de l’avenue, la librairie municipale, ayant fait office d’hôtel de ville de 1945 à 2008. Et enfin, l’actuel hôtel de ville, aux allures futuristes. Intéressant contraste, genre on est dans « Retour vers le futur II ». Sauf qu’on est en 2016, soit encore plus dans le futur. Watdeufeuk.

La matinée suivant son cours, nous faisons un tour au marché de Insa-dong, idéal pour ramener toutes sortes de camelotes aimantées et autres témoignages touristiques fabriqués en Asie du sud-est, destinés généralement à la famille et aux amis, au cas où ils ne seraient pas convaincus par la véracité des photos de notre périple, affichées sur Facebook. Mais comme on dit, c’est l’intention qui compte.
Le porte monnaie à peine plus léger, nous nous arrêtons dans un charmant restaurant traditionnel, enfoncé dans une des rues parallèles. Une fois de plus, je suis conforté dans mon amour de la cuisine coréenne. Sucré, salé, épicé, pimenté, généreux et tout ça en un seul plat, pour à peine plus de 14€ avec une bière de 50cl. Joie dans mon être, je suis comblé.

Nous nous engageons à l’arrache dans les ruelles de Ihwa, en partie en rénovation, où plusieurs artistes peintres aux styles hétéroclites ont pu s’exprimer sous l’impulsion d’un projet de la localité, dans le but de rendre le tout plus attrayant.
Après une balade dans les quartiers populaires et les énormes centres commerciaux du coin, nous nous dirigeons vers le Dongdaemun Design Plaza, qui là encore nous étonne par son aspect de vaisseau extraterrestre, accentué par les éclairages nocturnes et son jardin luminescent.
« C’est le turfuuu ce truc ! »

À la base, j’ai trois passions qui se complètent assez bien : la pizza, la weed et Netflix.
Le problème avec des hobbies comme ça, c’est que t’as vite fait d’être à court d’anecdotes quand on te demande ce que t’as foutu de ton week end.

Alors, j’ai créé un site qui laisse croire que je fais quelque chose de ma vie, ce qui me permet d’avoir l’air plus productif qu’en réalité tout en ayant la possibilité de continuer mes occupations favorites dans la tranquillité la plus totale.