Titre original : Win-Win

Année de sortie : 2011

Acteurs : inconnus au bataillon (enfin… presque)

Ce film, c’est l’histoire de Mike Flaherty, un homme d’une quarantaine d’année, père de famille et avocat. Il est interprété par l’un de ces acteurs qui s’est illustré plusieurs fois dans des seconds rôles et dont on ne connait absolument pas le nom. Bonne élève que je suis, j’ai fait mes petites recherches et le gars s’appelle Paul Giamatti, on l’a notamment vu mener l’enquête dans l’Illusionniste, tourner Jim Carey en bourrique depuis la salle de contrôle du Truman Show et officier en tant que Sergent William Hill dans le Soldat Ryan.

Quelque peu menteur et procrastinateur, Mike va se retrouver dans une situation financière délicate. Pour s’en sortir, il va outrepasser ses droits et se présenter en tant que tuteur légal d’un de ses clients, un papi friqué. Dès l’obtention de sa tutelle, il place le Léo en maison de retraite, contre sa volonté, pour toucher une prime mensuelle. Sur cela, arrive le petit-fils du papi, Kyle. C’est un lycéen un peu paumé aux cheveux peroxydés que Mike va recueillir chez lui, pris entre la culpabilité et le sens des responsabilités de sa femme, un personnage féminin fort et attachant. Kyle et Mike vont trouver un terrain d’entente : la lutte, mais c’est sans compter sur le retour de la mère de Kyle. En effet, cette femme calculatrice compte bien faire chanter Mike pour récupérer l’argent de son père.

Bien que les acteurs sont d’ordinaire plus habitués aux seconds rôles, ils sont ici bluffants de maîtrise et de sensibilité, que ce soit les petites filles de Mike, ses amis ou encore sa femme. La relation qui s’instaure entre Mike et Kyle est l’une des plus belles relations de mentor que j’ai vues au cinéma et nous ramène à la fois, à notre propre adolescence et à nos responsabilités d’adulte. J’ai adoré ce film pour ses personnages forts et sans compromis, qui n’en sont pas moins réalistes ; de même que pour son scénario prenant, avec des dialogues parfois drôles, parfois touchants. C’est une tranche de vie comme j’aime en voir dans le septième art, une histoire qui met du baume au cœur et à laquelle on s’identifie même sans avoir 40 ans, les tiffs blonds platine ou un don pour la lutte. Je recommande cette comédie pour accompagner une pizza et passer ainsi une soirée sympa ou un dimanche sous la couette par SPM et temps de pluie.

Je n’ai pas le physique d’une Jessica Rabbit, la vivacité d’esprit d’une Jessica Fletcher et encore moins la force d’une Jessica Jones. Je dirais plutôt avoir l’appétit d’une Liz Lemon, l’indépendance d’une Elizabeth Bennet et l’optimisme d’une Kimmy Schmidt.
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