À peine les valises posées à l’appartement, on va faire un tour à proximité histoire de se familiariser avec le quartier et déjà, énorme point positif, on a un convenience store juste au bas de notre immeuble. Le rêve !
Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est un convenience store, c’est une supérette ouverte 24h/24 où l’on trouve tout ce qui est nécessaire au quotidien mais surtout toutes sortes de denrées, prêtes à être dévorées dès l’achat. Ce qui m’enthousiasme le plus, c’est toutes les boissons fluorescentes aux goûts mystérieux et tous les snacks aux emballages étranges qui ne laissent aucun indice sur ce qu’ils renferment. Je suis accro à ces petites choses et je pense prochainement faire une critique complète de toutes mes découvertes.

C’est au bout de cinq minutes de marche, que l’on se retrouve à déambuler dans le parc longeant le fleuve Han, dominé par un ciel brumeux dont on ne sait pas bien si il est causé par la pollution ou la moiteur excessive de l’air.

Le lendemain matin, la faute au décalage horaire, on se réveille malgré nous sur les coups de midi. Le temps de rapidement se préparer, nous voilà dans le métro en direction du Musée national. Le bâtiment est colossal et le cadre, un époustouflant mélange d’architecture ultra moderne et d’espaces verts parfaitement maîtrisés. Il nous faudra l’après-midi pour en venir à bout, après avoir parcouru deux des trois étages au pas de course. Comme beaucoup de musées, c’est intéressant à condition que ça ne dure pas trop longtemps. Cette visite s’achèvera avec une balade du parc entourant l’édifice.

La nuit tombe et nous explorons les rues d’Itaewon, quartier animé, bourré de bars et de restaurants. Mon sac, que j’ai sur le dos depuis le début de la journée, commence vraiment à me scier les épaules. Je décide donc de passer par notre logement pour pouvoir me délester et finalement, nous portons notre dévolu sur Hongdae pour ressortir. C’est un quartier tout aussi animé qu’Itaewon à l’exception que sa population, nous le découvrirons sur place, est composée de post adolescents d’au moins dix ans de moins que nous. Tiens, prends ça dans la gueule, nos trente ans ne nous ont jamais paru aussi vieux. C’est pas grave, les jeunes, il en faudra plus pour nous démotiver à abandonner notre exploration. Résultat : entre deux lignes de métro, un employé du service des transports nous informe de l’arrêt des services. Cool, une lose. Une chance, toute relative, que l’arrêt duquel nous sortons ne se trouve qu’à quelques kilomètres de chez nous.

À la base, j’ai trois passions qui se complètent assez bien : la pizza, la weed et Netflix.
Le problème avec des hobbies comme ça, c’est que t’as vite fait d’être à court d’anecdotes quand on te demande ce que t’as foutu de ton week end.

Alors, j’ai créé un site qui laisse croire que je fais quelque chose de ma vie, ce qui me permet d’avoir l’air plus productif qu’en réalité tout en ayant la possibilité de continuer mes occupations favorites dans la tranquillité la plus totale.